JOUE À FOND avec
Charlotte Lawrence

Suis-nous pour une série d’entrevues exclusives avec les vedettes de notre campagne où nous parlerons de musique, de créativité, d’identité et d'amour de soi. Reste branchée, inspire-toi et monte le volume!

Q. C’est comment de grandir à Los Angeles?

R. Il y a des côtés vraiment horribles à Los Angeles. Ce n'est pas toujours joyeux... Je pense que beaucoup de gens ont un côté sombre et qu’il s’y passe de mauvaises choses. Par contre, la meilleure partie de L.A., c’est qu’on y trouve des gens créatifs, intéressants et talentueux provenant de partout sur la planète qui y ont déménagé pour vivre de leur passion pour l’art. Chacun de mes amis est intéressé par quelque chose de différent. Ça m’inspire énormément. Depuis que je suis jeune, j’ai la philosophie que je peux réussir tout ce que je veux faire parce que j’ai rencontré des gens qui font exactement ce qu’ils rêvaient de faire. Même s’ils ne faisaient pas d’argent, ils continuaient de se dire, « Je veux être artiste-peintre ».

Q. Comment décrirais-tu ton style?

R. Je sais comment porter une robe. Je sais comment porter un tailleur. Je sais comment me démarquer. Et j’adore le faire. C’est amusant! Mais au fond de moi, mon style c’est un t-shirt confo probablement troué, un pantalon de jogging et des boxers. J’adore les boxers pour homme. Disons que j’en ai amassé une collection provenant de mes anciennes relations… Même si je reste avec un gars seulement un mois, je vais lui voler au moins trois paires de boxers. Je vais littéralement aller les chercher dans son tiroir et les mettre dans mon sac.

Q. Comment es-tu en couple?

R. Je suis la meilleure pour me faire désirer par accident. Je suis super désorganisée et tête en l’air. Je suis dans ma bulle la plupart du temps, donc je ne me fais pas désirer volontairement. Je suis plus du genre, « Où est Charlotte? Je n’ai pas eu de ses nouvelles depuis trois jours! Oh, elle est enfermée dans son petit studio boboche à jouer du clavier et à ne pas répondre à ses textos ». J’ai commencé à tricoter et je suis obsédée. Je peux tricoter pendant des heures et ne plus répondre à mes textos ou penser à mes engagements. C’est comme si j’étais en transe.

Q. Le fait de se faire désirer m’a fait penser à ta chanson « I Just Stole Your Car ». Comment réagis-tu aux gens qui se font désirer?

R. Tout le monde a besoin d’attention. Tout le monde veut être aimé. J’ai un peu passé à autre chose, mais on veut tous ce qu’on ne peut pas avoir. Avant, je ne m’intéressais pas à une personne si elle s’intéressait à moi, mais quand elle arrêtait complètement de me donner de l’attention, j’étais comme, « Attend une seconde! Pourquoi tu ne m’aimes plus? Je suis la fille la plus cool, reviens! » C’était vraiment malsain. J’étais super toxique.

SOIS
VRAIE.
SOIS
TOI-MÊME.
SOIS
VRAIE.
SOIS
TOI-MÊME.

Q. Est-ce que ça a un impact aussi sur les médias sociaux? Tu veux dire ce que tu as à dire, mais tu sais aussi qu’il y a un auditoire?

R. Sur les médias sociaux, tu peux avoir des millions de gens qui te disent les plus belles choses, mais ça prend une seule personne qui te dit une méchanceté pour que tu ne penses qu’à ça. Les médias sociaux sont la pire invention. Quand Instagram est devenu vraiment populaire, je devais avoir 15 ou 16 ans. Quand tu commences à chercher de l’approbation dans les mentions « J’aime », c’est là que tu perds un peu qui tu es. Je ne publierai jamais une photo de moi en pleurs sur Instagram, je ne dirai jamais que j’ai eu une mauvaise journée. Je vais plutôt publier une photo de moi souriante, sur la plage, quand j’ai un look d’enfer. Être toujours heureuse, ça ne se peut pas. Personne n’est parfait en tout temps. Personne n’a les cheveux parfaits. Personne n’a une peau parfaite. Tout le monde a un petit ventre, de la cellulite ou quelque chose comme ça. Ne vous comparez pas aux autres, parce qu’il n’y a rien de réel.

Q. Qu’est-ce qui t’a fait réaliser ça?

R. Je pense que tout le monde devrait essayer la thérapie. Il y a un genre de honte autour de ça, mais moi, ça m’a tellement aidé. Ça m’a permis de mieux gérer mon anxiété. Quand j’approche de la sortie d’une chanson, je suis toujours comme, « Oh, mon Dieu! Et si personne ne l’écoute? Et si tout le monde la déteste? » Ça n’arrive jamais. Ce qui joue en boucle dans ma tête ne se passe jamais. La réalité ne s’approche même pas de ce j’imaginais. Si tu penses que tu vas gagner, si tous tes « si » deviennent positifs, tu vas gagner. Et si je devenais la plus grande vedette au monde? Merci à la thérapie.

Q. À quoi ressemblent tes rêves?

R. Ils sont complètement fous! J’aime mes cauchemars. Oui, oui! Je sais, c’est bizarre.... Mais c’est comme si un film jouait dans ma tête. Tu te réveilles et tu as peur quelques secondes, puis tu y penses et tu réalises que wow, c’était vraiment un bon film. Je devrais vraiment en faire un film. Je veux le regarder à nouveau! Et puis je me rendors en espérant faire d’autres cauchemars.